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Vendredi 4 juillet 2008

La semaine dernière, une amie a décidé de se refaire une tête. Comme elle a préféré suivre les conseils des magazines plutôt que les miens, elle est allée faire un tour aux grands magasins du boulevard Haussmann chez ces coiffeurs qui vous transforment en quelques minutes et révèlent votre personnalité. Peut-être que c'est écrit dans les magazines, mais...

Si l'on en croit la presse, on peut demander une transformation éclair, le p'tit truc en plus, le détail qui change tout. Sauf que là, c'était les grands travaux: coupe, couleur, brushing, la totale! Donc, direction Maniatis, le gourou des grands mags. Première directive: raviver le blond avant de passer aux coups de ciseaux.

Et c'est là que la cauchemar a débuté. La coloriste devait avoir un sévère souci d'audition parce que mon amie a découvert sa nouvelle tête où le blond avait été remplacé par... du gris!!! Le gris, ça peut être sympa, mais plutôt en robe ou en top, parce que sur la tête, on ne peut pas dire que ça rajeunit des masses. Donc retour au bac pour essayer de récupérer une couleur qui se rapproche d'un blond. Et la coloriste qui est à la limite d'expliquer qu'elle n'a pas vraiment fait une erreur. Mouais... la moindre des choses, c'est de présenter ses plus plates excuses (des cheveux gris au lieu de blonds, bon sang!), et de faie profil bas.

Je vais passer les détails de la cruche de coloriste qui non seulement n'avait ne pas l'air de s'en mordre les doigts plus que ça, mais en plus était limite désagréable, pour en arriver au plus succulent: le bilan. Après plus de trois heure dans le salon, mon amie est ressortie furibarde, les cheveux mouillés et toujours gris. Elle n'a même pas voulu qu'on la coiffe, parce qu'à un moment "trop c'est trop". Un petit jeu qui lui a coûté la modique somme de... 228 EUROS!!!

Je suis donc obligée d'encenser une fois de plus Ben et son équipe. Parce que si je ne fais pas de couleur, je connais des femmes qui y vont rien que pour ça. Et que ma coupe, même deux mois après, elle se remet en place toute seule. C'est vous dire: je me réveille et je suis coiffée, même après m'être couchée les cheveux mouillés. Alors ok, Ben ne fait pas de la pub dans les magazines, mais, honnêtement, est-ce si important..?


par Sasha publié dans : Coups de Gueule
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Mercredi 18 juin 2008

C'est l'été! Enfin, pas tout à tout, puisqu'il faut encore attendre deux jours pour que ça le soit officiellement, mais quand même: il fait beau, il fait chaud, les pelouses des parcs sont prises d'assaut à l'heure du déjeuner (d'ailleurs, je déjeune maintenant à 14h30, qand les pèlerins s'en vont), les jours continuent de rallonger (pas pour longtemps) et les jupes raccourcissent. Bref... Il est temps de passer à la tenue estivale, et ça implique de ranger au fond du placard quelques vêtements qui ne sont plus à l'ordre du jour, quoiqu'en disent les magazines.

Je suis surprise, pour ne pas dire atterrée, de voir encore des bottes, des leggings, des collants!!! Qu'est-ce que les filles qui les portent peuvent bien avoir dans la tête? Certes, Météo France se plante au moins une fois sur deux en nous annonçant le temps du lendemain, mais là... suffit de regarder par la fenêtre (et de l'ouvrir!) pour se rendre compte que l'hiver est bel et bien terminé. Alors, je peux comprendre que la botte est un accessoire hype, cultissime, LA chaussure dans laquelle ranger ses pieds de fashionista, mais sous 25°C à l'ombre, ça détonne un peu, et même Kate Moss ne s'y aventurerait pas.

Et que dire de ces superpositions dignes d'un trek en haute montagne? Quand je vois ces gamines affublées d'un débardeur, lequel dépasse d'un pull large à grosse maille, avec écharpe bien emmitouflante et petit blouson court, je hurle au scandale! Ou bien ces filles ont du sang de navet qui coule dans leurs veines, et il faut vite les envoyer aux Antilles pour ne pas risquer la pneumonie estivale, ou bien les magazines leur ont tellement retourné la tête qu'elles prétendent ne pas sentir les doux rayons qui caressent leurs visages rougis par la chaleur..?

Parce qu'il faut quand même bien se rendre compte que la mode est une chose, et que le style en est une autre, et ce n'est pas Kamel qui me contredira là-dessus. La mode, c'est ce qui fait de jolies séries de photos dans les magazines, c'est ce qu'on voit sur des podiums ou en quatre par trois dans la rue. La mode c'est étudié, c'est de la création, c'est le début d'un raisonnement à adapter pour trouver son style. De là à tout prendre pour argent comptant... Et puis bon, il faut aussi savoir s'inspirer du bon numéro selon le temps. Parce que la robe longueà bretelles, ça se porte très bien quand il fait chaud, beaucoup mieux que les bottes fourrées!

Alors, à toutes celles qui ajustent scrupuleusement leur tenue aux conseils de rédactrices de mode avertie qui, quand on les voit, ne s'inspirent visiblement pas elles-mêmes de leurs articles, un bon de bon sens! Le fashion faux-pas commence quand le vêtement n'a rien à voir avec l'environnement. Non aux Moon Boots à Saint-Trop', oui au bikini sixties. A Paris (ou toute autre ville, village, bled paumé, ne soyons pas snobs), c'est robe légère, sandales ouvertes (à vous la pédicure impec) quand il fait beau, jean et blouse en coton si le temps se fait maussade. Et avec des tongs, malgré une mise en garde du Elle (parce qu'aujourd'hui, pour séduire, il vaut mieux être biche que bitch, et que les tongs ça fait bitch), et bien ça le fait! Même sous une pluie d'été!!!

Sur ce, je quitte mon écran sis dans un bureau sans fenêtre sur le ciel bleu et file poursuivre ma journée de travail en extérieur. Non mais! Et pour tout vous dire, je suis presque en tenue de plage. D'ailleurs, c'et bien simple: quand j'arrive au bureau, c'est l'été qui entre avec moi: du rose, du turquoise, de la vitamine en fringue, je vous dis!!! Et si, vraiment, vous n'avez pas la tenue adequat, patience: les soldes arrivent à grands pas...

par Sasha publié dans : Trendy or not trendy
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Mercredi 28 mai 2008

15h, et je suis en train de m'avaler un McDo (ce que je n'ai pas fait depuis près d'un an) acheté en vitesse en sortant de l'avant-première de Superhero Movie, une parodie des films tirés de comics. En bonne fan du genre, je ne pouvais pas ne pas y aller, d'autant plus que c'était la dernière projection (y a pas idée de faire des avant-première les veilles de longs week-ends..!), et j'ai sacrifié ma pause déj pour m'installer confortablement dans une salle obscure alors qu'un rayon de soleil me chauffait les épaules.

Le pitch: lors d'une sortie avec sa classe, notre héro, un ado qui se fait allègrement marcher sur les pieds par le footeux du lycée, déclenche une réaction en chaîne qui aboutit à une piqûre de libellule génétiquement modifiée (attention, Monsanto n'est pas loin). Comme on s'en doute, il va subir quelques modifications lui-même et se découvrir des supers pouvoirs. Le méchant, lui, est à la tête d'un labo de recherche, et c'est en créant une machine censée guérir tous les maux qu'il va aussi subir une modification de son ADN: il sera guéri d'une maladie incurable à condition de puiser son énergie vitale chez d'autres humains (qui mourront, bien sûr). Aspirant à l'immortalité, il doit tuer des milliers de personnes. Forcément, et oui, il va trouver notre super héro en travers de sa route.

Tous les clichés sont utilisés, les Superman, Spiderman, X-Men et consorts parodiés, il y a une jolie voisine dont notre héro gaffeur (ah, j'avais oublié de vous prévenir qu'il n'en loupe pas une, mais alors vraiment pas une?!?!) est follement épris et qui sort avec le footballeur du coin, un super pote de lose qui rêve de célébrité, un oncle qui ne pense qu'au sexe (en même temps, c'est Leslie Nielsen), et Pamela Anderson fait une apparition très (peu) remarquée.

Mais alors, qu'y a-t-il dans ce film? Et bien, à ma grande surprise, quelques bonnes blagues (si, si, quelques), mais surtout, surtout, le second degré. Parce qu'il ne faut surtout pas aller voir ce film sérieusement, que non..! C'est un peu un Scary Movie version super héro (ce sont d'ailleurs les mêmes qui sont à l'origine di projet). On y trouve de faux sosies et de faux effets spéciaux, ainsi que des images tellement fake qu'on ne peut qu'en sourire (j'adore le mur qui bouge quand le héro démoli la tête d'un méchant dessus). Le must étant l'interview d'un Tom Cruise qui n'a même pas les yeux bleus et annonce en se marrant que le super héro ne peut pas en être un puisqu'il ne sait pas voler alors que lui peut...

Verdict: à mille lieues des sempiternels Y a-t-il un flic pour..., version super héro que je redoutais étant donnée la particicpation de Leslie Nielsen, j'ai, je l'avoue, passé un bon moment. Alors ok, je suis bon public. Et ok, je suis fatiguée en ce moment et donc il ne faut pas trop en demander à mon pauvre esprit, et surtout pas de réfléchir sur un scenario trop compliqué. Au même titre qu'on n'espère pas dénicher une robe haute couture en allant fouiner chez Zara, Superhero Movie n'a rien  un film inoubliable, mais c'est loin d'être le pire que j'aie vu. Je confirme cependant qu'il peut bien attendre la fête du cinéma parce que payer une place plein pot serait superflu.

Dans les salles le 4 juin

par Sasha publié dans : A voir, faire, écouter...
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Vendredi 23 mai 2008

Escapade à la parapharmacie sur le coup de 17h, l'heure de pointe des femmes qui sortent tôt du bureau. Ca ne loupe pas, et les rayons de crèmes aminicssantes et autres diurétiques, "anti-cellulite" et produits miracles sont bondés. On se croirait presque dans le métro, la guerre à la place assise étant ici remplacée par la guerre aux gélules dernière génération. Sur le moment, je me laisserais volontiers tenter par une poudre magique à mettre dans ma bouteille d'eau, mais en y réfléchissant bien...

Avec une moyenne de 40 euros par mois, soit plus d'un euro par jour, on nous promet monts et merveilles, et que celle qui n'a jamais succombé à l'attrait d'une promesse de kilos en moins me jette la première pierre. Je me suis lancée, à des périodes différentes, dans tout ce qui se compte de régimes miracles et produits stars. Des premières crèmes amincissantes il y a... pfiou... je ne veux même pas le savoir, aux dernières-nées des laboratoires en vogue, en passant par les diètes protéinées et les gélules à prendre en début, milieu ou fin de repas, je pense pouvoir honnêtement dire que j'ai à peu près tout testé.

Et c'est là que l'absurdité de mon comportement me saute aux yeux. Combien ces entreprises farfelues m'ont-elles coûté au total, et surtout, pour quel résultat? Sommes-nous toujours insatisfaites, à persister dans nos travers, ou bien tous ces produits ne sont-ils donc que des doudous modernes, nous rassurant sur ce qui nous attend, sur notre capacité à contrôler notre corps? Parce que soit ça fonctionne, auquel cas je ne comprends pas qu'on continue à les acheter, soit ils ne servent à rien, et alors pour quelle raison douteuse nous évertuons-nous à dépenser nos deniers pour du vent?

Le poids financier du marché de l'amaigrissement est en augmentation constante, comme si nos kilos envolés l'engraissaient. C'est un nouveau principe des vases communiquants. Le monde occidental échange ses kilos contre du rêve hors de prix. A côté de ça, les émeutes de la faim se poursuivent. Des millions de personnes crèvent de faim dans le monde, 18 000 enfants meurent chaque jour le ventre vide, et nous ne pensons qu'à perdre ces trois kilos superflus qui nous empêchent de rentrer dans un jean à 300 euros. Ironie du sort. Avec 300 euros, combien d'enfants peut-on sauver? Avec le budget annuel "amincissement" d'un ménage, combien de familles pourraient survivre?

Le monde ne tourne décidément plus rond. Nous payons pour ne pas grossir quand d'autres meurent de ne pas avoir le minimum vital. Des millions (milliards) sont dépensés chaque année en cures, massages, crèmes, gélules, tisanes, concoctions, etc. sans parler du développemnt et de la recherche, et nous nous insurgeons devant des images de petits ventres gonflés de vide. Nous surconsommons en affamant des pays producteurs qui n'ont plus de quoi nourrir leurs habitants, nous bouffons la planète en vomissant en cachette, nous culpabilisons d'avoir pris un dessert en dépensant une fortune pour l'éliminer...

Quel serait le poids (réel) rendu à ces gens qui meurent chaque jour et souffrent de malnutrition si au lieu d'essayer de perdre les conséquences de notre consommation abusive nous leur versions le prix de notre culpabilité? Serait-il possible d'échanger nos actes de déculpabilistaion contre la survie d'un enfant du bout du monde ou du bout de la rue? Aurons-nous un jour le courage de consommer intelligemment, sans crainte de manque, et de reverser la différence à ceux qui en ont besoin? Loin de m'inscrire dans un mouvement politique quelconque, je me demande simplement comment on peut sciemment se gaver, payer pour perdre quelques grammes, et laisser mourir ceux qui se contenteraient de nos restes.

La trend-setteuse réagit à retardement sur un article paru dans le Elle, entre les pages beauté et un article sur "Sex & the City", article mettant en lumière les incohérences d'un monde bipolaire. Il ne s'agit plus de pays industrialisés ou en voie de développement, mais bien d'une société globale partagée entre les crève-la-faim et les bien nourris, entre ceux qui tentent de survivre et ceux qui se vautrent dans l'abondance, en le regrettant aussitôt. Et si on diminuait ne serait-ce que d'un pour cent notre consommation de bouffe, si on renonçait à ce produit miracle et qu'on envoyait l'argent à Action contre la faim, notre vie en serait-elle moins belle? En tout cas, elle le serait certainement plus pour quelqu'un...

par Sasha publié dans : But seriously...
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Mardi 20 mai 2008

Vous l'aurez peut-être remarqué: il y a du nouveau sur ce blog: une belle carte avec toutes mes adresses préférées, à Paris, mais aussi ailleurs, parce que trend-setteuse rime parfois avec voyageuse (à défaut de jet-setteuse, bien que...). Et j'en profite donc pour vous présenter ce petit site qui monte, qui monte... Pour une fois que c'est l'abeille et pas l'araignée..!
Ok, pour comprendre ce jeu de mots, il faut aller faire un tour sur Nomao. C'est un site de référencement de lieux et d'événements qui localise tout sur une google map. Pas mal, non? Concrètement, ça veut dire que quand je donne rendez-vous à mes amis dans un petit restaurant connu de moi seule, à une adresse improbable, il leur suffit de chercher le lieu (que, bien évidemment, j'ai déjà ajouté à ma liste) et ils auront la carte pour le situer.

Et ce n'est qu'un début, parce que moi, tête en l'air que je suis, je n'ai pas toujours l'adresse des restaurants confidentiels, ou du dernier bar dont on m'a parlé, dont je sais seulement qu'il est dans tel quartier, mais impossible de me souvenir où... Pas plus tard que le week-end dernier, j'ai passé plus d'une heure et demie à écumer les petits villages d'Italie pour trouver un restaurant où mes cousins m'avaient emmenée l'année dernière. Inutile de vous dire que, même si maintenant j'ai intégré le chemin, j'aurais été contente de réduire les 90 minutes de recherche aux 15 nécessaires pour m'y rendre.

Et c'est là que la magie Nomao vient changer ma vie: à partir de maintenant, je rentre toutes mes adresses sur ma page (enfin, juste celles que j'aime, parce que les autres je ne vois pas l'intérêt). Je peux même y ajouter des photos pour être certaine de reconnaître le lieu (ou pour que mes amis sachent dans quoi je les embarque). Et pour simplifier les choses encore plus, le site est accessible sur mon portable!

Le fin mot de cette histoire, c'est qu'à partir d'aujourd'hui, je partagerai avec vous mes petites adresses, des lieux plus ou moins connus: restaurants, bars, clubs, boutiques, spas... Ca m'évitera d'écrire un article à chaque fois (sauf en cas d'événement particulier, cela va de soi), et surtout ça pourra en aider certain(e)s dans leur recherche (on dîne où en sortant du ciné?).
C'est avec le plus grand plaisir que je vous invite à découvrir mon petit monde élargi et, si vous avez vous-même créé une page sur Nomao, à me faire découvrir le vôtre. (suffit de m'ajouter à vos amis - SashaLuna). Quoiqu'il en soit, j'espère que ce petit widget vous plaira autant qu'à moi et que les adresses d'une trend-setteuse deviendront vite les vôtres!

par Sasha publié dans : Et moi, et moi, et moi...
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Lundi 19 mai 2008

Vendredi dernier, je me suis décidée à passer une folle soirée, enchaînant les sorties et les styles. Mais les folles soirées ne se terminent pas toujours comme elles ont commencé et peuvent réserver de mauvaises surprises. Je n'irai pas jusqu'à accuser la Préfecture de Police de chercher à saper les sorties parisiennes, mais ce n'est pas loin, parce que, c'est vrai, elle avait drôlement bien commencé ma soirée...

Vendredi 16 avril: les Dood passent au Réservoir. Les Dood, c'est un groupe de funk absolument démentiel. Parce qu'ils ont le groove, parce qu'ils ont une présence incroyable sur scène, parce qu'avec eux on ne s'ennuie pas, parce qu'ils mettent une ambiance de folie où qu'ils jouent. Direction le Réservoir, quartier ingarable au possible, mais j'avais la foi. Coup de bol: une place de livraison abandonnée au milieu d'une rue aussi vide que promesses de notre président. Je me gare et file profiter du concert. Au retour, je récupère ma petite voiture direction Régine pour l'anniversaire d'un ami.

Ah, le quartier des Champs-Elysées le vendredi soir. La foule pressée sur les trottoirs depuis l'interdiction de fumer dans les clubs (YEEEESSSS!!!!), les embouteillages et la chasse à LA place pour se garer et aller danser quelques heures. Re-coup de bol: une livraison à deux pas de chez Régine (il y a des jours, comme ça...).

Ce n'est qu'en sortant que j'ai commencé à percevoir le mauvais côté d'une si bonne soirée. J'arrive à l'angle de la rue et qu'y a-t-il à la place de ma voiture? Un trou. Un trou béant entre la Smart et le scooter qui l'encadraient. C'est alors que je remarque le bazar inhabituel de la rue de Ponthieu: au méli-mélo de clubbeurs discutant en pleine rue s'ajoute l'activité ininterrompue des camions de la fourrière.

Ma voiture a donc fait partie des heureuses élues à l'enlèvement demandé de rigueur le week-end rue de Ponthieu. Car il faut le savoir: chaque vendredi et chaque samedi, inlassablement, à partir de 2 heures du matin, les forces de l'ordre s'agitent et glissent papillons et stickers de demande d'enlèvement sur les voitures garées sur les emplacements livraison, et celles-là seules.

Je traduis pour ceux qui n'auraient pas bien compris: UNIQUEMENT les véhicules garés sur les emplacements livraison, à l'exception des potes des charmantes contractuelles de sortie. Oui, parce que:
1. la Smart, déjà garée devant moi à mon arrivée, n'a pas reçu son joli sticker et n'a donc pas été emmenée, alors qu'elle était elle aussi sur une livraison, et qui plus est en bout de rue, donc plus facile à prendre;
2. les voitures garées à l'arrache en angle ou sur les passages cloutés, voire sur le mauvais côté de la rue, avaient été épargnées.

Vous imaginez bien mon humeur et le vocabulaire que j'ai pu utiliser concernant ces enfoirés de biiiiiiiip, biiiiiiiip, biiiiiiiiiip qui s'amusent à foutre en l'air la soirée de gens qui sortent pour se changer les idées après une dure semaine de labeur. Parce que sachant que les livraisons sont interdites entre 22h et 6h, et que de toute façon, tous les commerces sont fermés, j'aimerais bien savoir qui je dérangeais, moi, sur ma place de livraison, sans dépasser ni sur une place réservée aux handicapés, ni sur les clous, ni sur quoi que ce soit.

C'est alors que le gentil monsieur sur qui j'ai passé mes nerfs en expliquant que "comment je fais, moi, pour rentrer, vu que mes clés de maison sont dans la voiture et que ma fortune se monte à 10 euros, comment je fais, hein, pour aller jusqu'à la porte de Saint-Ouen?" m'a dit que c'était lui le chef des enfoirés (aïe, la boulette!) et qu'un de ses gars pouvait nous emmener mon partenaire de galère (qui lui avait sa carte de crédit, ouf!), jusqu'à la fourrière. Et c'est là qu'il m'a aussi expliqué que les enfoirés ne font que prendre les voitures marquées par la police (les trois poufs, là-bas, qui n'ont tellement rien à faire le vendredi qu'elles remplissent les quotas).

Parce que quotas il y a..! Et non, ce n'est pas une légende... Donc, pour atteindre l'objectif, rien n'est laissé de côté, et ce sont les hauts lieux de la vie nocturne qui sont visés. Donc, bientôt, personne ne sortira plus dans le 8ème, de peur de finir la soirée porte de Saint-Ouen, et c'est tout un secteur d'activité qui sera en péril. Si, si!!! Moi je vous le dis. Mais ce n'est pas grave, parce qu'à 172 euros la soirée (fourrière: 137 euros, + l'amende à 35 euros), plus le taxi, il vaut mieux rester chez soi ou aller dans des quartiers moins touchés, chez les "pauvres". Qui a dit que le clubbing était universel?

J'ai fait le calcul, et à ce prix-là, je fais une méga fête à la maison, avec tous mes amis, champagne, foie gras et saumon fumé pour tout le monde. Et si on se met à trois-quatre, on peut limite se louer un bar. C'set un concept à lancer: se poster à la sortie de la fourrière, récupérer les contacts des malheureux qui se souviendront de leur soirée et leur proposer de cotiser, dès la semaine prochaine, pour organiser des contre-soirées dans des lieux préservés d'une volaille un peu trop zélée. Comment ça je deviens insultante? Faites vos comptes...

PS: un grand merci aux "chef des enfoirés" et à notre chauffeur improvisé qui nous ont économisé le taxi...
PPS: on a quand même eu un sacré fou-rire dans le camion au retour, à se prendre en photo pour prouver qu'on y était. Mieux vaut en rire qu'en pleurer ;-)

par Sasha publié dans : Coups de Gueule
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Jeudi 1 mai 2008

"En mai, fais ce qu'il te plaît"... Le mois de mai et ses journées à rallonge, le mois de mai et les petites robes légères, le mois de mai et l'insouciance, le mois de mai et ses ponts à sucession (qui, de nos jours, fait des semaines de plus de deux jours en mai?)... On s'attend à ce que la presse suive le mouvement et nous enchante de séries mode plus féériques les unes que les autres, romantiques en diable, avec un soupçon de légèreté adulescente. Que nenni! Revue de presse d'un mois de mai, 40 ans après...


Le plus optimiste? Glamour qui nous prouve que rien n'est impossible et pourrait presque reprendre le fameux slogan "prends tes rêves pour la réalité". On peut donc, au choix: courir le marathon, trouver un mec bien (et le garder), avoir un bébé ou encore s'accepter dans son corps ou se retrouver à l'autre bout du monde. Biba y met du sien avec un spécial chance, parce que la chance ça se provoque, ça ne tient pas du "coup de bol", et encore moins du karma, bon ou mauvais. Au menu: on booste ses atouts, on choisit un domaine de prédilection (amour, boulot, argent), on arrête de tout voir en noir et on met ses lunettes roses (optez pour les Wayfarer, c'est tendance) pour voir la vie du bon côté et arrêter net de se prendre la tête. Même Cosmopolitan se prête au jeu avec un "Ne rêvez plus vore vie, vivez vos rêves" en couverture. Le programme est alléchant.

On poursuit dans le conte de fées avec la success story de Reese Witherspoon, la blonde qui a la revanche souriante. On y découvre une fille moins superficielle qu'il n'y paraît, enthousiaste et revenue de sa rupture avec Ryan Phillippe. Un portrait autrement plus motivant que celui de Lou Doillon dans Marie Claire où on découvre une rebelle du 16, qui se perd en tentatives de justification de son côté bobo-branché-anticonformiste. J'ai toujours préféré Charlotte, mais c'est peut-être une question de génération: je suis plus Gérard Darel que Lee Cooper. Mais il ne faut pas oublier non plus Katherine Heigl, resplendissante en couverture de Cosmopolitan. Katherine Heigl, héroïne torturée de Grey's Anatomy, mais qui crevait déjà l'écran dans Virgin Suicides. Katherine Heigl, une grand fille saine, belle, normale, avec des formes, des qualités et des défauts, à l'affiche de 27 robes, une comédie romantique que les trenetnaires célibattantes vont adorer.

Côté mode, on nous fleurit, on nous colore, on nous tie & dye, on nous imprime pop. La mode est à la robe longue, très longue, aux couleurs vives, au revival seventies, aux fleurettes, à la transparence. Et bien si avec ça on ne s'en sort pas..! Au moins on a toutes une chance de trouver une tenue de saison. Et aux pieds? Des talons vertigineux, of course, pour allonger la silouhette perdue dans la longueur de la robe. Ou alors une sandale plate, si on est grande. Notez que la tendance robe longue n'est pas idéale pour les petites, qui, même avec dés talons, risquent de se retrouver tassées (voilà ma vengeance suite à un essayage de robe super craquante mais à laquelle il manquait 5 bons centimètres pour que je puisse la porter sans tirer dessus constamment pour cacher mes fesses, tandis que ma copine version mini peut la porter sans souci).

Sinon, dans Marie Claire, c'est spécial maillots... Hummm... avec un pic de température à 16°C au mois d'avril (non, j'exagère: le week-end dernier a été plutôt chouette: on avait presque oublié à quoi ressemble le printemps), on va attendre un peu, parce que là, autant je les trouve chouettes sur papier glacé, autant je n'ai pas la moindre envie d'aller en essayer, même dans une cabine surchauffée avec éclairage violent (pour faire penser au soleil..?). Alors, pour se changer les idées et se dire que finalement tout ne va pas si mal, on se plonge dans le Cosmopolitan avec un sujet sur les mères ados. De quoi relativiser: finalement, qu'est-ce qu'un printemps sans soleil face à une mère qui la rejoue mai 68, avec envie de liberté et de "s'éclater".

Quant aux hommes du mois, aaaah les hommes du mois. Marie Claire nous parle de George Clooney et Jean Dujardin, deux beaux gosses qui plaisent à quasiment toutes les filles (il semblerait que la cote de Clonney avoisine les 99,9% selon le chiffre annoncé par le mag). Chez Biba, c'est mon chouchou, Julian McMahon, le succulent Docteur Troy de Nip/Tuck, qui file d'ailleurs un mauvais coton dans la cinquième saison, qui cherche la femme de sa vie. Moi, moi, MOOOOOIIIIII!!!!!! Mais c'est Cosmopolitan qui s'intéresse le plus à nos chers et tendres avec 52 pages rien que pour eux. Les questions qu'ils se posent, leurs techniques de drague, ces femmes qui les ont marqués à jamais... Mais aussi de la mode et des soins beauté. Ouf! nos hommes sont des femmes comme les autres!

Comme je suis d'humeur joyeuse, je vous éviterai les galères de l'adoption, l'éducation des enfants quand les hommes s'en mêlent et que, forcément, on ne tombe pas d'accord sur l'attitude à adopter, l'enquête sur les salauds (comment les reconnaître), les régimes et astuces pour perdre nos rondeurs avant l'été, parce que, de toute façon, si c'est comme l'année dernière, on ne le sortira jamais, le maillot, et que, cachées sous des mètres de tissus, on ne les voit plus les rondeurs! Je ne reviendrai pas non plus sur la tendance décolo de l'été (le blond revient en force - sic!), ni sur la chirurgie esthétique, parce que ce n'est pas la bonne saison pour se laisser tenter: optimiste de nature, je vous prédis le soleil, et le soleil pour la cicatrisation, c'est pas top. Alors, il est pas beau ce mois de mai en technicolor?


par Sasha publié dans : Revue de presse
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Lundi 28 avril 2008

La réouverture d'un club est toujours un événement à part. Comme si on repartait en arrière, si on traversait les décennies dans un "Back to the future" version real life. C'est ce qui m'est arrivé la semaine denrière avec la réouverture du mythique Club des Saints-Pères à Saint-Germain. Comment ça, vous ne connaissez pas??? Séance de rattrapage.


Le Club des Saints-Pères, mon gentil papa y allait dans sa jeunesse. Et ce n'est pas peu dire puisque mon gentil papa a bientôt 72 ans. Le Club des Saints-Pères, c'est un club d'une autre époque, le Saint-Germain de Sagan, la bande du drugstore, mai 68... Je m'égare... Bref, le Club des Saints-Pères, c'est une véritable institution à la Castel, un club très rive gauche comme on n'en fait plus depuis la disparition de Régine (et oui: Régine a investi le boulevard Saint-Germain, à une époque, elle aussi...).

Je dois tout de même admettre que les choses ont quelque peu changé, fort heureusement. Parce qu'en grattant un peu, le Club des Saints-Pères a beau être mythique, ce n'était pas non plus le must. Et ça je le tiens de deux personnes différentes. Pour mon père, les filles n'étaient pas suffisamment jolies et manquaient un peu de classe. Pour ma mère, se faire coincer dans les toilettes où on s'envoyait joyeusement en l'air, l'expérience n'a pas été concluante.

Je vous rassure: le Club des Saints-Pères nouveau n'a rien à voir avec ça. Enfin... j'émets des réserves concernant les folles étreintes dans les toilettes vu que je n'y ai pas mis les pieds. Passons... Pour ma part, je retiendrai surtout la musique (encore et toujours la musique), le lieu (juste assez kitsch) et l'ambiance. Il était temps de se libérer de l'emprise de la rive droite et de ses clubs soi-disant chic, à tendance "on laisse entrer n'importe qui pourvu que les bouteilles finissent sur leur table". Bref, le bling-bling agressif d'une clientèle pseudo-classe, no thank you.

Cette première expérience aux Saints-Pères, contrairement à celle de ma maman chérie, aura été positive. Reste à espérer que le bouche à oreille fasse son oeuvre et que les noctambules élisent domicile dans ce quartier à taille humaine. Un verre à la Palette, et hop, juste quelques pas pour danser. Les nostalgiques pourront même faire un pèlerinage rue de Verneuil et se recueillir devant l'hôtel particulier de Gainsbourg. Saint-Germain revit, Saint-Germain is back and les folles nuits parisiennes avec!
par Sasha publié dans : A voir, faire, écouter...
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Mercredi 23 avril 2008

Il fallait bien que ça arrive: je suis une fille, et j'ai des produits de beauté en pagaille. J'en teste de nouveaux tous les mois grâce à ces échantillons qu'on nous donne pour l'achat d'un magazine ou d'une crème en parfumerie. Donc, il va de soi que je mette mes produits fétiches dans la rubrique "Absolutely addictive", non? Parce que ce sont ces petits trucs dont je ne peux plus me passer, même quand on ne les trouve pas forcément à tous les coins de rue. On commence avec...


... l'après-shampooing Kieh'ls à l'huile de noix de coco. Pourquoi? Parce qu'il sent bon, pardi! Tellement bon qu'on en mangerait. Et que si on en met bien en massant, l'odeur reste au moins jusqu'au soir. C'est mon petit plaisir du matin: des cheveux propres qui sentent la noix de coco, mais pas à plein nez, non, c'est plutôt une réminiscence...

Bref, autre atout de cet après-shampooing: il fait les cheveux tout légers. Ok, c'et ce qui est écrit sur le flacon, mais moi, depuis des années que j'essaie les produits miracles censés donner vigueur et tonus au cheveu en le nourrissant, je désespérais un peu. Et si j'ai fini par adopter celui-ci, c'est grâce à son parfum que j'avais découvert avec un échantillon du shampooing.

Encore un échantillon..? Et oui, parce que chez Kiehl's, non seulement ils ont de bons produits, mais en plus ils donnent plein d'échantillons (j'ai compté: lors de ma première razzia cet été à LA, la vendeuse m'a donné 53 échantillons, dont 28 dauto-bronzant pour garder mes couleurs de retour à Paris). Si ça c'est pas une bonne stratégie marketing!!! Parce que maintenant, mon après-shampooing, je ne le quitte plus, et même pire: je me le fais rapporter des USA (parce que c'est beaucoup, beaucoup moins cher). Mais bon... en cas de pénurie prolongée, on en trouve aussi ici.

Verdict: un après-shampooing qui sent bon, qui nourrit les cheveux, les fait briller et les rend légers, ça fait suffisamment de raisons pour l'adopter. En plus, le flacon dure, dure, dure... Le mien, ça fait près de six mois que je l'ai ouvert et il m'en reste encore (un peu). Alors même s'il est un peu plus cher que ce qu'on trouve en supermarché, ça en vaut la peine.
par Sasha publié dans : Absolutely Addictive
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Lundi 21 avril 2008

Tout le monde le sait: je me lève tard, et surtout, surtout, je déteste être dérangée par le téléphone le matin. D'ailleurs, c'est bien simple: le téléphone, je ne le rallume qu'une fois mes étirements faits et mon petit déj englouti, voire, le week-end, au moment de mettre le nez dehors. C'est pour ça que, souvent, je trouve des sms envoyés à midi. Heureusement, hier j'étais de bonne humeur et j'avais allum mon téléphone sans raison spéciale dès 11h30 (un record!). Je dis heureusement parce qu'aux alentours de midi j'ai reçu un sms d'une amie me proposant de filer chez Karine Arabian pour les ventes presse...


Alors oui, la perspective de m'offrir une jolie paire de chaussures, voire le sac coordonné, le tout griffé créateur et pour moins cher que la plupart des modèles de la saison, je ne pouvais pas dire non. En même temps, le samedi,  on aime paresser, faire ses courses, prendre la vie comme elle vient et ne surtout, surtout pas courir. Sauf que normalement, des ventes presse, on y court, on y vole, pour être certaine de trouver chaussure à son pied (allez, il n'est pas mal celui-là), et ne pas se retrouver avec les inmettables dont personne n'a voulu.

Mais, comme je ne fais jamais les choses comme tout le monde et que j'ai tendance à me dire: si je dois avoir quelques chose, je l'aurai parce que c'est comme ça, et que si je ne l'ai pas c'est que je ne devais pas l'avoir, j'ai débarqué comme une fleur rue Papillon à 18h30, accompagnée de ma copine-bon plan (à charge de revanche). Et là: surprise! Ca avait beau être le dernier jour, il y avait encore plein de jolies chaussures partout, et dans plein de tailles, dont... les nôtres!!!

Mon amie-bon plan, qui vient de quitter la mode (après plusieurs années) pour un domaine beaucoup moins glamour mais où évoluent 90% de mâles, n'a pu s'empêcher de penser pratique. Quand on passe du jean-top sexy au tailleur-pantalon, il fuat s'équiper les pieds en conséquence. Et ça tombait bien, parce que la paire de Karine Arabian repérée la semaine denrière au Bon Marché pour un budget équivalent à près d'un demi-SMIC était là, dans sa taille, dans la couleur voulue, et à moitié prix. Moitié prix sur la collec' de la saison, si c'est pas une bonne affaire, je ne vois pas ce que c'est.

Quant à moi, je n'ai pas changé de job pour gagner deux fois plus, et je n'ai pas d'impératif de changement de style puisque je me fiche de ce que diront mes patrons vu que je n'en ai pas! Donc, je cherchais tout et rien en particulier. Du sympa, du tendance, du confortable, du pas cheap (même si je les aime bien mes ballerines Zara, mais bon, on peut douter de la qualité en toute légitimité - et d'ailleurs, après quelques heures de marche la preuve est faite).

Sur le chemin, je pensais à une paire de Guess repérées et essayées l'an dernier à NYC, de jolis escarpins d'un rouge cerise magnifique, et puis à une paire de Stuart Weitzman, escarpins haut perchés mais si confortables qu'on aurait dit des chaussons, rouges aussi. C'est donc naturellement le rouge vernis qui a attiré mon regard dans la boutique Karine Arabian. Sauf que la spartiate j'ai tout de même du mal (parlez-moi tong et je comprendrai). Et puis j'ai déniché une petite paire de ballerines à mini-talon - le trip à la fois féminin, glamour et qui passe partout - métallisées. La ballerine parfaite pour aller avec les robes printanières ou le jean pas top, long (vous ai-je fait part de mon incapacité à sortir en jean-basket parce que mes jeans sont tous trop longs sauf un? Que d'ailleurs je portais hier, avec des baskets, donc jour à marquer d'une pierre blanche).

Je demande donc ces petites merveilles en 39. La vendeuse me répond que ce modèle taille TRES petit, et qu'il vaudrait mieux tabler sur un 40. Nota bene: on nous a accueillies en nous expliquant qu'une cliente était sortie de la boutique avec des chaussures allant du 38 1/2 au 40 parce que les modèles ne taillent pas tous pareil. Ok, va pour le 40. Sauf que point de 40 en vue dans cette couleur. Ah, bon... Et bien on va tenter le 39 quand même alors. Bon, ok, j'y rentre les pieds, mais on ne peut pas dire que je sois très à l'aise. C'est dommage, parce que la couleur est idéale avec mon jean... Juste pour voir quelle taille il me faudrait, par acquis de conscience, on tente le 40 dans une autre couleur? Ah, mais oui! les rouges vernies!!! Sauf que là, il y a du 39 1/2 mais pas de 40. On tente quand même.

Et devinez ce qui est arrivé..? Et bien  j'ai enfin ma paire de chaussures rouges!!! Elles sont cerise, elles sont belles, elles sont confortables (enfin, elles le seront dès que le les aurais faites, parce que là j'ai de méchantes ampoules et que j'ia été ravie de retrouver mes baskets au bout d'une demi-heure de marche). Conclusion de cette histoire de week-end à Paris: ne jamais hésiter à mettre le nez dehors lorsqu'une amie vous propose une vente presse, même si c'est le dernier jour, et même si vous ne vous précipitez pas: le bonheur est à portée d'orteil!

 

par Sasha publié dans : Absolutely Fashion
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